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PUBLICATION - Bilan prévisionnel RTE

Quels sont les risques concernant la sécurité de l’approvisionnement électrique sur la période 2020-2026 ? Quel impact du développement des énergies renouvelables ? De la fermeture des moyens de production thermiques ?

SECURITE DE L’APPROVISIONNEMENT


Au niveau national, les fermetures de la centrale nucléaire de Fessenheim et des centrales à charbon, à l’exception de celle de Cordemais, ne présenteront pas de risque sur la sécurité de l’approvisionnement électrique. Depuis 2015, la disponibilité du parc nucléaire français est en baisse du fait des visites décennales et de l’accroissement des travaux de maintenance dans le cadre du grand carénage. Sur la période 2020-2026, RTE recommande d’optimiser le placement et la durée des arrêts de réacteurs nucléaires afin de conserver des marges de sécurité.

Au niveau européen, RTE scénarise un fort développement des énergies renouvelables (+ 58 GW sur le continent en 2025) et une baisse des moyens de production thermiques pilotables (- 11 GW). D’après RTE, les « filières [photovoltaïque et éolien], dont la production est par nature variable, ont une contribution non négligeable à la sécurité d’approvisionnement ». Ainsi, le principal risque de défaillance proviendrait d’une vague de froid, donc de l’utilisation massive du chauffage électrique, plutôt que d’une période de vent faible en Europe.

Proba_defaillance_RT.png

Au niveau régional, seul le secteur Grand Ouest pourrait présenter des contraintes d’approvisionnement. Celles-ci sont induites en grande partie par la faible capacité de production installée sur ce territoire. RTE identifie deux leviers pour les lever : la maîtrise de la consommation en période de pointe et le maintien en disponibilité, ou la conversion à la biomasse, d’un ou deux groupes de la centrale à charbon de Cordemais (région Nantaise). Les autres extrémités du réseau que sont les régions PACA, Grand Est et Normandie ne devraient pas présenter de contrainte.

 

BILAN CARBONE


En France, les énergies renouvelables (EnR) ne se substituent que très partiellement à la production nucléaire. Le développement des EnR a permis d’éviter l’émission de 5 Mt de CO2 en France et de 17 Mt en Europe du fait des exportations. Au total, cela représente une contribution de 480 gCO2 eq évités par kWh produit.

Le développement de la mobilité électrique permet une baisse des émissions de CO2, y compris en tenant compte de l’ensemble du cycle de vie des batteries.

Concernant l’hydrogène, si sa production par électrolyse entraîne bien une baisse des émissions de CO2 en comptabilité nationale, elle engendre également une baisse des exports français qui provoque une augmentation des émissions globale en Europe.

 

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