Photovoltaique.info
Reseaux.PV.info
Consentement d'utilisation des Cookies

Notre site sauvegarde des traceurs textes (cookies) sur votre appareil afin de vous garantir de meilleurs contenus et à des fins de collectes statistiques.Vous pouvez désactiver l'usage des cookies en changeant les paramètres de votre navigateur. En poursuivant votre navigation sur notre site sans changer vos paramètres de navigateur vous nous accordez la permission de conserver des informations sur votre appareil. J'accepte

Contribution des utilisateurs aux coûts de raccordement

Coût de raccordement

Les utilisateurs du réseau paient directement une partie des coûts de raccordement

Le raccordement d'un usager, producteur ou consommateur, nécessite des travaux consistant en la création et/ou en la modification d'ouvrages sur le réseau public d'électricité. Une partie du coût de ces travaux est payée directement par l'usager réalisant la demande de raccordement. L'autre partie est payée par le Gestionnaire de Réseau via le TURPE, notamment la partie réfactée. Ces coûts peuvent s'avérer significatifs pour l'usager. Dans le cas d'une installation photovoltaïque, ils peuvent ainsi affecter la faisabilité du projet.

Cadre légal

LES producteurs sont redevables d'une partie de leurs coûts de raccordement

Les grands principes de la contribution des producteurs aux coûts des travaux rendus nécessaires par leur raccordement au réseau sont précisés dans la partie législative du code de l'énergie:

  • La prise en charge d'une partie des coûts des travaux raccordement dédiés par le Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité (TURPE) : c'est le principe de la réfaction qui avait été supprimé pour les producteurs par la loi NOME et a été réintroduit par la loi n°2017-227 du 24 février 2017 (Article L341-2) ;
  • L'application d'une quote-part couvrant le coût de création de certains ouvrages mutualisés pour les installations s'inscrivant dans un schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3RENR) (Article L342-1, Article 342-12 ) ;
  • Le principe d'un barème de raccordement pour le calcul de la contribution des utilisateurs aux coûts de raccordement (Article L342-8) ;
  • La distinction de travaux de branchement, extension et renforcement (Article L342-1), la contribution des utilisateurs portant uniquement sur les parts branchement et extension.

Réfaction

Les coûts de raccordement des producteurs sont payés en partie par le turpe comme POUR les consommateurs

La loi n°2017-227 du 24 février 2017 a réintroduit le principe de réfaction pour les installations d’électricité renouvelable raccordés aux réseaux de distribution, ce qui signifie que les coûts de raccordement ne sont plus intégralement à la charge des producteurs photovoltaïques, une prise en charge étant prévu par le TURPE. L'article L341-2 décrivant les coûts couverts par le TURPE mentionne en 3°) :

"3° Une partie des coûts de raccordement à ces réseaux et une partie des coûts des prestations annexes réalisées à titre exclusif par les gestionnaires de ces réseaux, l'autre partie pouvant faire l'objet d'une contribution dans les conditions fixées aux articles L. 342-6 à L. 342-12."

La prise en charge est valable pour tous les producteurs d'électricité renouvelable raccordés au réseau de distribution, et ce quel que soit le maître d'ouvrage des travaux (producteur, gestionnaire de réseau, autorité concédante).  L'article en question précise les conditions dans lesquels la prise en charge est reversée par le gestionnaire de réseau au maître d'ouvrage, le cas échéant.

Extrait de l'article L341.2 :

"Peuvent bénéficier de la prise en charge prévue au présent 3° :

a) Les consommateurs d'électricité dont les installations sont raccordées aux réseaux publics d'électricité, quel que soit le maître d'ouvrage de ces travaux ;

b) Les gestionnaires des réseaux publics de distribution d'électricité mentionnés à l'article L. 111-52, pour le raccordement de leurs ouvrages au réseau amont ;

c) Les producteurs d'électricité à partir de sources d'énergie renouvelable dont les installations sont raccordées aux réseaux publics de distribution, quel que soit le maître d'ouvrage de ces travaux."

La prise en charge est plafonnée au niveau législatif à 40 % du coût du raccordement.

Producteurs > 100kVA

Les installations de production de puissance supérieure à 100kVA sont considérées comme un cas dérogatoire

Dans le cas général, le raccordement d'un utilisateur inclut les ouvrages de branchement et éventuellement d'extension. Les installations s'inscrivant dans un S3RENR sont un cas dérogatoire pour lequel on parle d'"ouvrages propres" et non plus d'ouvrages de branchement et d'extension.

En effet, dans ce cas, les ouvrages d'extension peuvent être en partie mutualisés dans les ouvrages du S3RENR lorsqu'ils concernent des modifications / création de postes sources et/ou de lignes HTB. La mutualisation des travaux d'extension dans le S3RENR ne concerne que les installations HTA puisque les travaux d'extension éventuellement nécessaires en BT s'arrêtent au branchement d'un nouveau poste HTA/BT.

Extrait de l'article L342-1

"Le raccordement d'un utilisateur aux réseaux publics comprend la création d'ouvrages d'extension, d'ouvrages de branchement en basse tension et, le cas échéant, le renforcement des réseaux existants.

Par dérogation à l'alinéa précédent, lorsque le raccordement est destiné à desservir une installation de production à partir de sources d'énergie renouvelable et s'inscrit dans le schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables mentionné à l'article L. 321-7, le raccordement comprend les ouvrages propres à l'installation ainsi qu'une quote-part des ouvrages créés en application de ce schéma."

Raccordement groupé

les coûts d'adaptation du réseau sont mutualisés en cas de demande de raccordement simultanée

Plusieurs utilisateurs — en direct ou via un constructeur/lotisseur ou aménageur — peuvent faire une demande commune de raccordement.

Dans le cas d'utilisateurs producteurs, la puissance de raccordement prise en compte pour l'étude de raccordement est la somme des puissances de raccordement demandées par chacun des utilisateurs et le montant des coûts de raccordement est réparti ensuite au prorata des puissances.

C'est le seul cas de mutualisation possible des travaux d'extension en basse tension. Dans tous les autres cas, les coûts de raccordement sont définis de manière individuelle. Ces coûts sont définis pour chaque installation en fonction de l'impact induit par le nouveau raccordement. Par ailleurs, si cet estimation de l'impact tient compte des installations qui la précédent en file d'attente, elle ne tient pas compte de celles qui suivent.

L'article 7 de l'arrêté du 28 août 2007 — fixant les principes de calcul de la contribution aux coûts de raccordement mentionnée au L341-2 — définit les conditions dans lesquelles cette demande peut se faire.

  • Extrait de l'article 7 de l'arrêté du 28 août 2007 :

    Un constructeur, un lotisseur, un aménageur ou un groupe d'utilisateurs situés sur des propriétés géographiquement proches peuvent solliciter auprès du gestionnaire du réseau public de distribution le raccordement de plusieurs points de raccordement.

    ...

    Dans le cas d'un groupe d'utilisateurs, la puissance de raccordement prise en compte est la somme des puissances de raccordement demandées.
    Le montant de la contribution pour les travaux d'extension est égal au coût des travaux d'extension de l'opération de raccordement de référence, calculé à partir du barème et auquel est appliqué le coefficient (1 - r). Dans le cas d'un groupe d'utilisateurs, cette contribution est répartie au prorata de la puissance de raccordement demandée par chaque utilisateur.

Contribution des consommateurs

Consommateurs et producteurs se distinguent par leur périmètre de facturation

La définition des travaux de raccordement est la même pour un utilisateur consommateur ou producteur. Cette définition est donnée par l'article L342-1 du code de l'énergie et le décret du 28 août 2007 (cf page précédente). Toutefois, les consommateurs sont exemptés des "coûts de remplacement ou d'adaptation d'ouvrages existants ou de création de canalisations en parallèle à des canalisations existantes afin d'en éviter le remplacement". Cette exception est formalisée dans l'article L342-11 du code de l'énergie.

En pratique, le barème de raccordement d'Enedis (Enedis-PRO-RAC_03E) précise que les consommateurs en basse tension ne sont pas redevables du coût des travaux "créés en remplacement d'ouvrages existants", c'est-à-dire d'une partie d'une partie des travaux d'extension. Autrement dit, lorsque le réseau est pré-existant, si le consommateur génère une contrainte, il ne paie pas les ouvrages qui doivent être renforcés (câbles à changer pour des sections plus grosses, transformateur à changer pour une puissance plus importante, remplacement d'un poste HTA/BT).

Les consommateurs finals sont redevables uniquement du coût des ouvrages créés à l'occasion du raccordement

Les ouvrages intégrant le périmètre de facturation des consommateurs sont les suivants:

  • nouveau tronçon basse tension,
  • nouveau départ basse tension depuis le poste HTA/BT,
  • nouveau poste HTA/BT.

Comme pour les producteurs, le périmètre de facturation est plus ou moins étendu en fonction de la puissance de soutirage demandée et de la distance au poste HTA/BT.  Néanmoins, les consommateurs ne paient pas de modification du réseau BT existant en dessous d'une puissance de 36kVA lorsqu'ils sont situés à moins de 250 mètres (versus 18kVA pour les producteurs).

 

Capture d’écran 2019-07-08 à 17.43.36.png

A titre d'exemple, le périmètre de facturation d'un raccordement BT de puissance inférieure ou égale à 120 kVA est le suivant (voir également figure ci-dessous):

  • branchement
  • réseau BT nouvellement créé si nécessaire

 

Barème inf 120kVA consommateur _ Enedis PRO-RAC_03E.pngRaccordement BT de puissance inférieure ou égale à 120 kVA dans le cas d’un projet nécessitant une autorisation d’urbanisme (Source: Enedis -PRO-RAC_03E)

 

 

Pour aller plus loin, voir le barème: Enedis-PRO-RAC_03E, Chapitre 5 pour les installations en consommation d'une puissance inférieure ou égale à 36 kVA.

Lors d'un raccordement individuel ou collectif, une partie du montant des travaux des consommateurs est prise en charge par la commune en charge de l'urbanisme

L’un des axes de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) est de favoriser la densification des zones urbaines, et d’éviter le « mitage urbain ». L'une des implication est de porter à la charge de la commune en charge de l'urbanisme les frais d'extension des réseaux d'électricité. Cette disposition est décrite dans l'article L342-11 du code de l'énergie.

La commune ou l'EPCI en charge de l'urbanisme est redevable du montant des travaux d'extension liés au raccordement d'un ou plusieurs consommateurs faisant l'obligation d'une autorisation d'urbanisme, dans les cas suivants:

  • Raccordement individuel, autre qu'un équipement public exceptionnel ou d'un équipement à l'usage exclusif du bénéficiaire ;
  • Raccordement collectif en lotissement, en immeuble ou en zone d'aménagement (hors zone d'aménagement concerté*), hors assiette de l'opération. Sur le terrain d'assiette de l'opération, le pétitionnaire reste redevable des coûts des travaux de branchement et d'extension.

*L'aménageur se substitue à la commune dans le cas d'une Zone d'aménagement concerté (ZAC).

Dans tous les autres cas que ceux pré-cités, c'est le pétitionnaire qui reste redevable du montant des travaux d'extension. La commune et l'aménageur bénéficient d'une remise via le taux de réfaction dans les mêmes conditions que pour les comme les utilisateurs finaux. Dans tous les cas, le demandeur reste redevable du montant des travaux de branchement.

Il n'y a pas de prise en charge équivalente pour le raccordement des producteurs.

La conformité des devis en soutirage faisant l'objet d'une contribution de la commune peuvent être vérifiée

Certaines AODE ont mis en place un accompagnement de leurs communes sur l'analyse des devis de soutirage où la commune est mise à contribution. Les critères  à vérifier concernent:

  • la puissance de soutirage demandée (a minima, une puissance supérieure aux ratios préconisés par la C14-100 devrait alerter)
  • le périmètre de facturation (par exemple, la non-facturation des coûts modification du réseau lorsqu'il existe un réseau au droit de la parcelle) et les critères de  participation de la commune
  • l'application de la solution de raccordement de référence (cf page précédente)
  • le respect du barème de raccordement.

La commune doit approuver la demande d'autorisation d'urbanisme pour que le projet puisse se faire, ce qui implique d'accepter le devis pour la part extension du réseau de distribution.

Pour aller plus loin : lire l'analyse du cabinet SEBAN - Analyse juridique - Les raccordements au réseau d’électricité

Qu'est-ce qui détermine le coût de raccordement pour l'usager ?

Le coût de raccordement porté par l'usager dépend de trois variables :

  • Les travaux de raccordement déterminés par l'étude de raccordement du Gestionnaire de Réseau : Cette étude est réalisée à partir des informations fournies par le demandeur, et d'une modélisation de la capacité d'accueil du réseau. Les travaux de raccordement à réaliser sont ensuite déterminés en fonction des principes d'études et de dimensionnement du Gestionnaire de Réseau. La solution de raccordement proposée doit satisfaire certains critères fixés par la loi (voir page suivante : Cadre légal).
  • Les coûts associés à ces travaux : Une partie du coût de ces travaux est fixée par le barème du Gestionnaire de Réseau (voir page suivante : Cadre légal) et/ou par quote-part (voir page : Producteurs > 100 kVA). L'autre partie est déterminée sur devis.
  • La répartition du financement de ces coûts entre le demandeur et le Gestionnaire de Réseau : Le périmètre facturé au demandeur varie essentiellement en fonction de la typologie du projet (consommateur/producteurs) et de la puissance de raccordement. Cette répartition est encadrée par la loi (voir page suivante : Cadre légal).

Dans le cadre d'un raccordement groupé, les travaux sur les ouvrages du réseau peuvent être mutualisés afin d'en diminuer les coûts.

Dernière Mise à jour : 16/04/2020

la solution de raccordement proposée au producteur, dite "de référence", doit répondre à certains critères

Pour garantir l'accès non-discriminatoire, les gestionnaires de réseaux publics de distribution sont tenus de proposer au producteur une solution de raccordement dite "de référence". Celle-ci est définie dans ses grands principes par l'arrêté du 28 août 2007. La solution de référence est la solution qui minimise les coûts de branchement et d'extension et qui satisfait trois critères listés ci-dessous:

Extraits de l'article 1 :
(i) nécessaire et suffisant pour satisfaire l'évacuation ou l'alimentation en énergie électrique des installations du demandeur à la puissance de raccordement demandée ;
(ii) qui emprunte un tracé techniquement et administrativement réalisable, en conformité avec les dispositions du cahier des charges de la concession ou du règlement de service de la régie ;
(iii) et conforme au référentiel technique publié par le gestionnaire du réseau public de distribution.

Tous les devis de raccordement doivent être conformes aux éléments listés ci-dessous. Par exemple, si, lors de la réception de son devis, le porteur de projet considère qu'un autre tracé est techniquement et administrativement faisable, il peut le porter à la connaissance du gestionnaire de réseau (voir article Conception des devis en basse tension)

Les principales références réglementaires sont présentées ci-dessous:

Références législatives et réglementaires racco - copie.jpg

 

Le périmètre de facturation correspond aux travaux de raccordement

Le périmètre de facturation des producteurs, c'est-à-dire le type de travaux que va devoir payer le producteur, dépend de la puissance de production installée (article L342-1 et D321-10 du code de l'énergie). Le périmètre de facturation correspond aux travaux de raccordement du producteur définis comme suit:

  • Puissance inférieure ou égale à 100 kVA : le raccordement est constitué des ouvrages de "branchement" et d'"extension" ;
  • Puissance supérieure 100 kVA (installations inscrites dans le S3RENR): le raccordement est constitué des "ouvrages propres" et d'une quote-part des ouvrages créés dans le S3RENR. Ceci est un cas dérogatoire au cas général défini précédemment.

Branchement, extension, renforcement : des termes qui varient en fonction du niveau de tension et de la puissance installée

La nature des ouvrages de branchement et d'extension qui composent les ouvrages de raccordement est définie de la manière suivante — partie réglementaire du code de l'énergie : D342-1 et D342-2, décret du 28 août 2007 :

  • le branchement est constitué des ouvrages qui font la jonction entre l'appareil de coupure (ex: disjoncteur) et le point du réseau public électriquement le plus proche.
  • l'extension est composé des ouvrages modifiés, créés en remplacement de, ou nouvellement créés dans le domaine de tension de référence, et les ouvrages nouvellement créés dans le domaine de tension supérieur.

Les travaux de renforcement ne sont pas définis en tant que tels et concernent par défaut toute modification des ouvrages rendue nécessaire par le raccordement du producteur qui n'entre pas dans la définition des travaux de branchement ou d'extension. Si des travaux de renforcement sont nécessaires, ils ne sont pas à la charge du producteur.

Les ouvrages propres sont les ouvrages de branchement et d'extension, à l'exemption des travaux éventuellement nécessaires sur les postes sources et les lignes du réseau de transportvoir article sur le S3REnR pour les installations de puissance supérieure à 250 kVA.

En résumé, les producteurs contribuent aux travaux sur leur niveau de tension et jusqu'à deux niveaux de tension au-dessus, en fonction de leur puissance

Les producteurs sont redevables du coût des ouvrages suivants, le cas échéant:

 

Capture d’écran 2019-05-22 à 17.40.35.pngPérimètre de facturation des producteurs en BT et en HTA

 

Dernière Mise à jour : 16/04/2020
Article précédent Coût de raccordement

Le taux de réfaction est établi à 40% en basse tension

Les niveaux de taux de réfaction sont définis par voie réglementaire, dans l' Arrêté du 30 novembre 2017 .

Le taux de réfaction est de 40% sur les coûts de raccordement pour les installations non assujetties aux S3RENR (installations de puissance inférieure à 100 kW en attente de la modification réglementaire) et sur les coûts des ouvrages propres entre 100kW et 1MW. Au-delà le taux est dégressif jusqu'à 5 MW.

Le taux s'applique également sur la quote-part : il est de 40% jusqu'à 500 kW et décroît ensuite jusqu'à 3 MW.

L'application de la réfaction est décrite en détails dans l'article Coûts de raccordement au réseau .

Dernière Mise à jour : 16/04/2020
Article suivant Producteurs > 100kVA

Les producteurs dont la puissance installée est supérieure à 100kVA sont assujetties à la quote-part de leur schéma régional

Les installations photovoltaïques  (individuelles ou groupées) de puissance supérieure à 100 kVA relèvent d'un S3REnR. Les catégories d'installations s'inscrivant dans le S3RENR sont décrites à l'article D321-10 du code de l'énergie. Cet article se base sur une "puissance de raccordement".

Dans la pratique, les gestionnaires de réseaux de distribution s'appuient sur une puissance installée — Pmax, ou la puissance des onduleurs — pour déterminer si l'installation relève ou non d'un S3REnR et applique la quote-part sur la puissance de raccordement. Par exemple, une installation de 200 kVA en injection des surplus pour une puissance de raccordement de 70 kW est considérée comme relevant d'un S3REnR, mais le montant de contribution qui lui incombe est la quote-part unitaire multipliée par 70 kW (et non pas 200 kW).

Extrait de l'article D321-10 :

"...-installation de production d'électricité à partir de sources d'énergies renouvelables d'une puissance de raccordement supérieure à 100 kilovoltampères ;

-installations groupées dont la somme des puissances de raccordement est supérieure à 100 kilovoltampères.


Pour l'application du précédent alinéa, une installation est considérée comme faisant partie d'un groupe dès lors que d'autres installations utilisant le même type d'énergie appartenant à la même société ou à des sociétés qui lui sont liées au sens de l'article L. 336-4 sont déjà raccordées ou entrées en file d'attente en vue de leur raccordement sur un poste dont le niveau de tension primaire est immédiatement supérieur à leur tension de raccordement de référence."

La réfaction s'applique sur la quote-part, mais avec des coefficients différents que pour les coûts de raccordement.

Pour plus de détails sur les quote-part unitaires régionales et les taux de réfaction, voir l'article sur les S3REnR.

La solution de raccordement de référence est celle qui minime la somme des coûts des ouvrages propres et de la quote-part

Lorsqu'une installation de production s'inscrit dans le cadre d'un S3RENR, le principe de la solution de raccordement de référence s'applique toujours et concerne cette fois la minimisation des coûts des ouvrages propres et de la quote-part.

Extrait du Modèle de Proposition technique et financière

L’installation de production est située dans la région administrative de [...]. Le SRRRER [ancienne appellation du S3REnR, N.D.R.L.] de cette région a été validé le [...]. Le poste source le plus proche disposant d’une capacité réservée suffisante pour satisfaire la puissance de raccordement proposée, en aval duquel la solution de raccordement minimise le coût du raccordement [ouvrages propres + quote-part] fait partie de ce SRRRER.

Dernière Mise à jour : 16/04/2020
Article suivant Raccordement groupé

LE GESTIONNAIRE DE RÉSEAU DE DISTRIBUTION PEUT INDIQUER LUI-MÊME QU'IL S'AGIT D'UN RACCORDEMENT COLLECTIF

Même dans le cas où les utilisateurs ne font pas eux-mêmes la démarche de se déclarer en raccordement groupé, le gestionnaire de réseau de distribution peut leur indiquer que les demandes de raccordement vont mener à une offre de raccordement commune.  Celle-ci peut mutualiser ou non le branchement — en fonction de la localisation sur une même unité foncière — lorsque les demandes de raccordement sont simultanées.

Dernière Mise à jour : 16/04/2020
Article précédent Producteurs > 100kVA
Article suivant Contribution des consommateurs
Dernière Mise à jour : 16/04/2020

Contribution des utilisateurs aux coûts de raccordement

Coût de raccordement

Les utilisateurs du réseau paient directement une partie des coûts de raccordement

Le raccordement d'un usager, producteur ou consommateur, nécessite des travaux consistant en la création et/ou en la modification d'ouvrages sur le réseau public d'électricité. Une partie du coût de ces travaux est payée directement par l'usager réalisant la demande de raccordement. L'autre partie est payée par le Gestionnaire de Réseau via le TURPE, notamment la partie réfactée. Ces coûts peuvent s'avérer significatifs pour l'usager. Dans le cas d'une installation photovoltaïque, ils peuvent ainsi affecter la faisabilité du projet.

Qu'est-ce qui détermine le coût de raccordement pour l'usager ?

Le coût de raccordement porté par l'usager dépend de trois variables :

  • Les travaux de raccordement déterminés par l'étude de raccordement du Gestionnaire de Réseau : Cette étude est réalisée à partir des informations fournies par le demandeur, et d'une modélisation de la capacité d'accueil du réseau. Les travaux de raccordement à réaliser sont ensuite déterminés en fonction des principes d'études et de dimensionnement du Gestionnaire de Réseau. La solution de raccordement proposée doit satisfaire certains critères fixés par la loi (voir page suivante : Cadre légal).
  • Les coûts associés à ces travaux : Une partie du coût de ces travaux est fixée par le barème du Gestionnaire de Réseau (voir page suivante : Cadre légal) et/ou par quote-part (voir page : Producteurs > 100 kVA). L'autre partie est déterminée sur devis.
  • La répartition du financement de ces coûts entre le demandeur et le Gestionnaire de Réseau : Le périmètre facturé au demandeur varie essentiellement en fonction de la typologie du projet (consommateur/producteurs) et de la puissance de raccordement. Cette répartition est encadrée par la loi (voir page suivante : Cadre légal).

Dans le cadre d'un raccordement groupé, les travaux sur les ouvrages du réseau peuvent être mutualisés afin d'en diminuer les coûts.

Cadre légal

LES producteurs sont redevables d'une partie de leurs coûts de raccordement

Les grands principes de la contribution des producteurs aux coûts des travaux rendus nécessaires par leur raccordement au réseau sont précisés dans la partie législative du code de l'énergie:

  • La prise en charge d'une partie des coûts des travaux raccordement dédiés par le Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité (TURPE) : c'est le principe de la réfaction qui avait été supprimé pour les producteurs par la loi NOME et a été réintroduit par la loi n°2017-227 du 24 février 2017 (Article L341-2) ;
  • L'application d'une quote-part couvrant le coût de création de certains ouvrages mutualisés pour les installations s'inscrivant dans un schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3RENR) (Article L342-1, Article 342-12 ) ;
  • Le principe d'un barème de raccordement pour le calcul de la contribution des utilisateurs aux coûts de raccordement (Article L342-8) ;
  • La distinction de travaux de branchement, extension et renforcement (Article L342-1), la contribution des utilisateurs portant uniquement sur les parts branchement et extension.

la solution de raccordement proposée au producteur, dite "de référence", doit répondre à certains critères

Pour garantir l'accès non-discriminatoire, les gestionnaires de réseaux publics de distribution sont tenus de proposer au producteur une solution de raccordement dite "de référence". Celle-ci est définie dans ses grands principes par l'arrêté du 28 août 2007. La solution de référence est la solution qui minimise les coûts de branchement et d'extension et qui satisfait trois critères listés ci-dessous:

Extraits de l'article 1 :
(i) nécessaire et suffisant pour satisfaire l'évacuation ou l'alimentation en énergie électrique des installations du demandeur à la puissance de raccordement demandée ;
(ii) qui emprunte un tracé techniquement et administrativement réalisable, en conformité avec les dispositions du cahier des charges de la concession ou du règlement de service de la régie ;
(iii) et conforme au référentiel technique publié par le gestionnaire du réseau public de distribution.

Tous les devis de raccordement doivent être conformes aux éléments listés ci-dessous. Par exemple, si, lors de la réception de son devis, le porteur de projet considère qu'un autre tracé est techniquement et administrativement faisable, il peut le porter à la connaissance du gestionnaire de réseau (voir article Conception des devis en basse tension)

Les principales références réglementaires sont présentées ci-dessous:

Références législatives et réglementaires racco - copie.jpg

 

Le périmètre de facturation correspond aux travaux de raccordement

Le périmètre de facturation des producteurs, c'est-à-dire le type de travaux que va devoir payer le producteur, dépend de la puissance de production installée (article L342-1 et D321-10 du code de l'énergie). Le périmètre de facturation correspond aux travaux de raccordement du producteur définis comme suit:

  • Puissance inférieure ou égale à 100 kVA : le raccordement est constitué des ouvrages de "branchement" et d'"extension" ;
  • Puissance supérieure 100 kVA (installations inscrites dans le S3RENR): le raccordement est constitué des "ouvrages propres" et d'une quote-part des ouvrages créés dans le S3RENR. Ceci est un cas dérogatoire au cas général défini précédemment.

Branchement, extension, renforcement : des termes qui varient en fonction du niveau de tension et de la puissance installée

La nature des ouvrages de branchement et d'extension qui composent les ouvrages de raccordement est définie de la manière suivante — partie réglementaire du code de l'énergie : D342-1 et D342-2, décret du 28 août 2007 :

  • le branchement est constitué des ouvrages qui font la jonction entre l'appareil de coupure (ex: disjoncteur) et le point du réseau public électriquement le plus proche.
  • l'extension est composé des ouvrages modifiés, créés en remplacement de, ou nouvellement créés dans le domaine de tension de référence, et les ouvrages nouvellement créés dans le domaine de tension supérieur.

Les travaux de renforcement ne sont pas définis en tant que tels et concernent par défaut toute modification des ouvrages rendue nécessaire par le raccordement du producteur qui n'entre pas dans la définition des travaux de branchement ou d'extension. Si des travaux de renforcement sont nécessaires, ils ne sont pas à la charge du producteur.

Les ouvrages propres sont les ouvrages de branchement et d'extension, à l'exemption des travaux éventuellement nécessaires sur les postes sources et les lignes du réseau de transportvoir article sur le S3REnR pour les installations de puissance supérieure à 250 kVA.

En résumé, les producteurs contribuent aux travaux sur leur niveau de tension et jusqu'à deux niveaux de tension au-dessus, en fonction de leur puissance

Les producteurs sont redevables du coût des ouvrages suivants, le cas échéant:

 

Capture d’écran 2019-05-22 à 17.40.35.pngPérimètre de facturation des producteurs en BT et en HTA

 

Article précédent Coût de raccordement

Réfaction

Les coûts de raccordement des producteurs sont payés en partie par le turpe comme POUR les consommateurs

La loi n°2017-227 du 24 février 2017 a réintroduit le principe de réfaction pour les installations d’électricité renouvelable raccordés aux réseaux de distribution, ce qui signifie que les coûts de raccordement ne sont plus intégralement à la charge des producteurs photovoltaïques, une prise en charge étant prévu par le TURPE. L'article L341-2 décrivant les coûts couverts par le TURPE mentionne en 3°) :

"3° Une partie des coûts de raccordement à ces réseaux et une partie des coûts des prestations annexes réalisées à titre exclusif par les gestionnaires de ces réseaux, l'autre partie pouvant faire l'objet d'une contribution dans les conditions fixées aux articles L. 342-6 à L. 342-12."

La prise en charge est valable pour tous les producteurs d'électricité renouvelable raccordés au réseau de distribution, et ce quel que soit le maître d'ouvrage des travaux (producteur, gestionnaire de réseau, autorité concédante).  L'article en question précise les conditions dans lesquels la prise en charge est reversée par le gestionnaire de réseau au maître d'ouvrage, le cas échéant.

Extrait de l'article L341.2 :

"Peuvent bénéficier de la prise en charge prévue au présent 3° :

a) Les consommateurs d'électricité dont les installations sont raccordées aux réseaux publics d'électricité, quel que soit le maître d'ouvrage de ces travaux ;

b) Les gestionnaires des réseaux publics de distribution d'électricité mentionnés à l'article L. 111-52, pour le raccordement de leurs ouvrages au réseau amont ;

c) Les producteurs d'électricité à partir de sources d'énergie renouvelable dont les installations sont raccordées aux réseaux publics de distribution, quel que soit le maître d'ouvrage de ces travaux."

La prise en charge est plafonnée au niveau législatif à 40 % du coût du raccordement.

Le taux de réfaction est établi à 40% en basse tension

Les niveaux de taux de réfaction sont définis par voie réglementaire, dans l' Arrêté du 30 novembre 2017 .

Le taux de réfaction est de 40% sur les coûts de raccordement pour les installations non assujetties aux S3RENR (installations de puissance inférieure à 100 kW en attente de la modification réglementaire) et sur les coûts des ouvrages propres entre 100kW et 1MW. Au-delà le taux est dégressif jusqu'à 5 MW.

Le taux s'applique également sur la quote-part : il est de 40% jusqu'à 500 kW et décroît ensuite jusqu'à 3 MW.

L'application de la réfaction est décrite en détails dans l'article Coûts de raccordement au réseau .

Article suivant Producteurs > 100kVA

Producteurs > 100kVA

Les installations de production de puissance supérieure à 100kVA sont considérées comme un cas dérogatoire

Dans le cas général, le raccordement d'un utilisateur inclut les ouvrages de branchement et éventuellement d'extension. Les installations s'inscrivant dans un S3RENR sont un cas dérogatoire pour lequel on parle d'"ouvrages propres" et non plus d'ouvrages de branchement et d'extension.

En effet, dans ce cas, les ouvrages d'extension peuvent être en partie mutualisés dans les ouvrages du S3RENR lorsqu'ils concernent des modifications / création de postes sources et/ou de lignes HTB. La mutualisation des travaux d'extension dans le S3RENR ne concerne que les installations HTA puisque les travaux d'extension éventuellement nécessaires en BT s'arrêtent au branchement d'un nouveau poste HTA/BT.

Extrait de l'article L342-1

"Le raccordement d'un utilisateur aux réseaux publics comprend la création d'ouvrages d'extension, d'ouvrages de branchement en basse tension et, le cas échéant, le renforcement des réseaux existants.

Par dérogation à l'alinéa précédent, lorsque le raccordement est destiné à desservir une installation de production à partir de sources d'énergie renouvelable et s'inscrit dans le schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables mentionné à l'article L. 321-7, le raccordement comprend les ouvrages propres à l'installation ainsi qu'une quote-part des ouvrages créés en application de ce schéma."

Les producteurs dont la puissance installée est supérieure à 100kVA sont assujetties à la quote-part de leur schéma régional

Les installations photovoltaïques  (individuelles ou groupées) de puissance supérieure à 100 kVA relèvent d'un S3REnR. Les catégories d'installations s'inscrivant dans le S3RENR sont décrites à l'article D321-10 du code de l'énergie. Cet article se base sur une "puissance de raccordement".

Dans la pratique, les gestionnaires de réseaux de distribution s'appuient sur une puissance installée — Pmax, ou la puissance des onduleurs — pour déterminer si l'installation relève ou non d'un S3REnR et applique la quote-part sur la puissance de raccordement. Par exemple, une installation de 200 kVA en injection des surplus pour une puissance de raccordement de 70 kW est considérée comme relevant d'un S3REnR, mais le montant de contribution qui lui incombe est la quote-part unitaire multipliée par 70 kW (et non pas 200 kW).

Extrait de l'article D321-10 :

"...-installation de production d'électricité à partir de sources d'énergies renouvelables d'une puissance de raccordement supérieure à 100 kilovoltampères ;

-installations groupées dont la somme des puissances de raccordement est supérieure à 100 kilovoltampères.


Pour l'application du précédent alinéa, une installation est considérée comme faisant partie d'un groupe dès lors que d'autres installations utilisant le même type d'énergie appartenant à la même société ou à des sociétés qui lui sont liées au sens de l'article L. 336-4 sont déjà raccordées ou entrées en file d'attente en vue de leur raccordement sur un poste dont le niveau de tension primaire est immédiatement supérieur à leur tension de raccordement de référence."

La réfaction s'applique sur la quote-part, mais avec des coefficients différents que pour les coûts de raccordement.

Pour plus de détails sur les quote-part unitaires régionales et les taux de réfaction, voir l'article sur les S3REnR.

La solution de raccordement de référence est celle qui minime la somme des coûts des ouvrages propres et de la quote-part

Lorsqu'une installation de production s'inscrit dans le cadre d'un S3RENR, le principe de la solution de raccordement de référence s'applique toujours et concerne cette fois la minimisation des coûts des ouvrages propres et de la quote-part.

Extrait du Modèle de Proposition technique et financière

L’installation de production est située dans la région administrative de [...]. Le SRRRER [ancienne appellation du S3REnR, N.D.R.L.] de cette région a été validé le [...]. Le poste source le plus proche disposant d’une capacité réservée suffisante pour satisfaire la puissance de raccordement proposée, en aval duquel la solution de raccordement minimise le coût du raccordement [ouvrages propres + quote-part] fait partie de ce SRRRER.

Article suivant Raccordement groupé

Raccordement groupé

les coûts d'adaptation du réseau sont mutualisés en cas de demande de raccordement simultanée

Plusieurs utilisateurs — en direct ou via un constructeur/lotisseur ou aménageur — peuvent faire une demande commune de raccordement.

Dans le cas d'utilisateurs producteurs, la puissance de raccordement prise en compte pour l'étude de raccordement est la somme des puissances de raccordement demandées par chacun des utilisateurs et le montant des coûts de raccordement est réparti ensuite au prorata des puissances.

C'est le seul cas de mutualisation possible des travaux d'extension en basse tension. Dans tous les autres cas, les coûts de raccordement sont définis de manière individuelle. Ces coûts sont définis pour chaque installation en fonction de l'impact induit par le nouveau raccordement. Par ailleurs, si cet estimation de l'impact tient compte des installations qui la précédent en file d'attente, elle ne tient pas compte de celles qui suivent.

L'article 7 de l'arrêté du 28 août 2007 — fixant les principes de calcul de la contribution aux coûts de raccordement mentionnée au L341-2 — définit les conditions dans lesquelles cette demande peut se faire.

  • Extrait de l'article 7 de l'arrêté du 28 août 2007 :

    Un constructeur, un lotisseur, un aménageur ou un groupe d'utilisateurs situés sur des propriétés géographiquement proches peuvent solliciter auprès du gestionnaire du réseau public de distribution le raccordement de plusieurs points de raccordement.

    ...

    Dans le cas d'un groupe d'utilisateurs, la puissance de raccordement prise en compte est la somme des puissances de raccordement demandées.
    Le montant de la contribution pour les travaux d'extension est égal au coût des travaux d'extension de l'opération de raccordement de référence, calculé à partir du barème et auquel est appliqué le coefficient (1 - r). Dans le cas d'un groupe d'utilisateurs, cette contribution est répartie au prorata de la puissance de raccordement demandée par chaque utilisateur.

LE GESTIONNAIRE DE RÉSEAU DE DISTRIBUTION PEUT INDIQUER LUI-MÊME QU'IL S'AGIT D'UN RACCORDEMENT COLLECTIF

Même dans le cas où les utilisateurs ne font pas eux-mêmes la démarche de se déclarer en raccordement groupé, le gestionnaire de réseau de distribution peut leur indiquer que les demandes de raccordement vont mener à une offre de raccordement commune.  Celle-ci peut mutualiser ou non le branchement — en fonction de la localisation sur une même unité foncière — lorsque les demandes de raccordement sont simultanées.

Article précédent Producteurs > 100kVA
Article suivant Contribution des consommateurs

Contribution des consommateurs

Consommateurs et producteurs se distinguent par leur périmètre de facturation

La définition des travaux de raccordement est la même pour un utilisateur consommateur ou producteur. Cette définition est donnée par l'article L342-1 du code de l'énergie et le décret du 28 août 2007 (cf page précédente). Toutefois, les consommateurs sont exemptés des "coûts de remplacement ou d'adaptation d'ouvrages existants ou de création de canalisations en parallèle à des canalisations existantes afin d'en éviter le remplacement". Cette exception est formalisée dans l'article L342-11 du code de l'énergie.

En pratique, le barème de raccordement d'Enedis (Enedis-PRO-RAC_03E) précise que les consommateurs en basse tension ne sont pas redevables du coût des travaux "créés en remplacement d'ouvrages existants", c'est-à-dire d'une partie d'une partie des travaux d'extension. Autrement dit, lorsque le réseau est pré-existant, si le consommateur génère une contrainte, il ne paie pas les ouvrages qui doivent être renforcés (câbles à changer pour des sections plus grosses, transformateur à changer pour une puissance plus importante, remplacement d'un poste HTA/BT).

Les consommateurs finals sont redevables uniquement du coût des ouvrages créés à l'occasion du raccordement

Les ouvrages intégrant le périmètre de facturation des consommateurs sont les suivants:

  • nouveau tronçon basse tension,
  • nouveau départ basse tension depuis le poste HTA/BT,
  • nouveau poste HTA/BT.

Comme pour les producteurs, le périmètre de facturation est plus ou moins étendu en fonction de la puissance de soutirage demandée et de la distance au poste HTA/BT.  Néanmoins, les consommateurs ne paient pas de modification du réseau BT existant en dessous d'une puissance de 36kVA lorsqu'ils sont situés à moins de 250 mètres (versus 18kVA pour les producteurs).

 

Capture d’écran 2019-07-08 à 17.43.36.png

A titre d'exemple, le périmètre de facturation d'un raccordement BT de puissance inférieure ou égale à 120 kVA est le suivant (voir également figure ci-dessous):

  • branchement
  • réseau BT nouvellement créé si nécessaire

 

Barème inf 120kVA consommateur _ Enedis PRO-RAC_03E.pngRaccordement BT de puissance inférieure ou égale à 120 kVA dans le cas d’un projet nécessitant une autorisation d’urbanisme (Source: Enedis -PRO-RAC_03E)

 

 

Pour aller plus loin, voir le barème: Enedis-PRO-RAC_03E, Chapitre 5 pour les installations en consommation d'une puissance inférieure ou égale à 36 kVA.

Lors d'un raccordement individuel ou collectif, une partie du montant des travaux des consommateurs est prise en charge par la commune en charge de l'urbanisme

L’un des axes de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) est de favoriser la densification des zones urbaines, et d’éviter le « mitage urbain ». L'une des implication est de porter à la charge de la commune en charge de l'urbanisme les frais d'extension des réseaux d'électricité. Cette disposition est décrite dans l'article L342-11 du code de l'énergie.

La commune ou l'EPCI en charge de l'urbanisme est redevable du montant des travaux d'extension liés au raccordement d'un ou plusieurs consommateurs faisant l'obligation d'une autorisation d'urbanisme, dans les cas suivants:

  • Raccordement individuel, autre qu'un équipement public exceptionnel ou d'un équipement à l'usage exclusif du bénéficiaire ;
  • Raccordement collectif en lotissement, en immeuble ou en zone d'aménagement (hors zone d'aménagement concerté*), hors assiette de l'opération. Sur le terrain d'assiette de l'opération, le pétitionnaire reste redevable des coûts des travaux de branchement et d'extension.

*L'aménageur se substitue à la commune dans le cas d'une Zone d'aménagement concerté (ZAC).

Dans tous les autres cas que ceux pré-cités, c'est le pétitionnaire qui reste redevable du montant des travaux d'extension. La commune et l'aménageur bénéficient d'une remise via le taux de réfaction dans les mêmes conditions que pour les comme les utilisateurs finaux. Dans tous les cas, le demandeur reste redevable du montant des travaux de branchement.

Il n'y a pas de prise en charge équivalente pour le raccordement des producteurs.

La conformité des devis en soutirage faisant l'objet d'une contribution de la commune peuvent être vérifiée

Certaines AODE ont mis en place un accompagnement de leurs communes sur l'analyse des devis de soutirage où la commune est mise à contribution. Les critères  à vérifier concernent:

  • la puissance de soutirage demandée (a minima, une puissance supérieure aux ratios préconisés par la C14-100 devrait alerter)
  • le périmètre de facturation (par exemple, la non-facturation des coûts modification du réseau lorsqu'il existe un réseau au droit de la parcelle) et les critères de  participation de la commune
  • l'application de la solution de raccordement de référence (cf page précédente)
  • le respect du barème de raccordement.

La commune doit approuver la demande d'autorisation d'urbanisme pour que le projet puisse se faire, ce qui implique d'accepter le devis pour la part extension du réseau de distribution.

Pour aller plus loin : lire l'analyse du cabinet SEBAN - Analyse juridique - Les raccordements au réseau d’électricité

Dernière Mise à jour : 16/04/2020

Publications


A voir également

Chapitre | Tarifs d'achat et autoconsommation
Coûts de raccordement au réseau